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La télémétrie en action



La télémétrie est une science obscure. Comme toutes les sciences, elle peut paraitre indéchiffrable. Et pourtant… Et bien voyons comment peut-on analyser la télémétrie sur un tour. Le tour choisi est celui de Julien Devergnies à Hockenheim sur le mouillé lors du hotlap de cet été, tour en 1’47’’750. Cet article n’a bien sûr pas pour but de faire de vous des ingénieurs mais de vous montrer en quelques graphiques comment faire une analyse simple d’une situation.

Cela ressemble à un escalier. Chaque marche supplémentaire correspond à un changement de rapport. Lors de ce tour, la boite était utilisée comme une boite semi-automatique, c’est à dire que les changements de rapports se faisaient automatiquement mais que le pilote a parfois « forcé » le rétrogradage de la boite pour récupérer plus de régime moteur et ainsi maintenir un régime moteur suffisant pour ré accélérer plus fort.

L’accélérateur (courbe bleue foncé)

La courbe traduit un pourcentage. En bas, l’accélérateur est complètement inutilisé alors qu’à 100%, l’accélérateur est collé au plancher. Dans la dernière partie de la courbe, on voit nettement que l’accélération ne se fait pas à 100% en une fois mais que des pics apparaissent. Il s’agit de la fin du stadium, partie plus technique où il faut parfois soulager l’accélération, et cela est d’autant plus vrai sous la pluie.

Le freinage (courbe jaune)

Cette courbe est le pendant de la courbe bleue d’accélération. C’est à dire qu’elle se traduit aussi comme un pourcentage. On voit très nettement que le pilote a appuyé à chaque fois à fond sur les freins (la courbe grimpe verticalement à 100%) alors que la courbe redescend progressivement. Le pilote a tout simplement freiné à fond puis il a ajusté son freinage pour éviter le blocage des roues afin de freiner plus efficacement. Dans la dernière partie du stadium, on voit cependant que le freinage est soulagé de plus en plus verticalement. Ceci est à lier avec le tracé du circuit sinueux et technique où la vitesse est relativement faible et donc le freinage court mais appuyé permettant de rendre le train avant plus incisif par le transfert de poids.

La direction (courbe bleue clair)

Le régime du moteur est donc lié à cette courbe. Lorsque la courbe grimpe, le pilote accélère mais lorsqu’elle chute légèrement, cela correspond à un passage de vitesse. En revanche, une chute brutale correspond à une décélération due au frein ou un soulagement de l’accélérateur. Cette courbe est à lier avec la courbe bleue de vitesse.

Vitesse (courbe bleue)

Sur cette courbe, on perçoit visiblement des crêtes. Ces crêtes traduisent la vitesse de la voiture qui a atteint ici plusieurs fois plus de 340 km/h. On voit également que la hauteur des crêtes est similaire excepté dans le stadium ou la vitesse est moindre. La largeur de la première crête signifie que la longueur de la ligne droite est grande et comme sa hauteur n’est pas significativement plus haute que les autres, cela signifie également que la vitesse maximale fut atteinte plus tôt.

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